- Pour la CDC : «le découpage des provinces vise le glissement du calendrier électoral»
de son secrétaire général, Pepe Dikuta Munkana, de réagir à son tour sur le calendrier global des
élections publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en date du 12 février
2015.
Cette réaction est contenue dans un communiqué daté du 4 mars 2015, portant le paraphe du secrétaire
général précité et dont une copie nous a été remise le week end passé. Il s‟est également s‟efforcéd‟analyser à sa manière les raisons profondes qui ont poussé nos décideurs politiques à opérer un
nouveau découpage des provinces de la RDC en ce début d‟année.
Pour cet opérateur politique, l‟applicabilité du découpage actuel de nos provinces va poser problème,
dans la mesure où l‟ordonnance du Chef de l‟Etat sur cette matière ne va pas garantir la tenue des
élections dans le délai constitutionnel. Dikuta admet le caractère légal de l‟ordonnance prise par le
Chef de l‟Etat car elle figure dans la Constitution mais précise « cela n‟est pas opportun pour le
moment. On a visé le glissement du calendrier électoral ».
Quant au premier point, la position de ce cadre de la CDC est que le calendrier électoral tel que publié
par la CENI le 12 février 2015 va hypothéquer l‟atterrissage en douceur du processus électoral, compte
tenu de plusieurs contraintes.
« Le fait par exemple pour la CENI de fixer le nombre des sièges à pourvoir pour chaque conseil
municipal selon le nombre d‟habitants amène à un recensement qui ne dit pas son nom », fait-il
remarquer.
«Le gouvernement congolais, lit-on, a créé d‟autres groupements et ceci nous amène à constater le
désordre qui en résulte. C‟est le cas avec des chefs des secteurs étant donné que la responsabilité de
fixer les sièges à pourvoir par groupement (article 208) incombe à la CENI et jusqu‟ici aucune
cartographie précise ne nous a encore été présentée».
Tenant compte de ces écueils, la CDC estime que l‟institution en charge de l‟organisation des élections
dans notre pays ne peut pas à son tour s‟en passer et devrait postposer les élections locales,
municipales, urbaines et provinciales pour 2017 et prioriser les élections présidentielle et législatives.
Les Démocrates Chrétiens souscrivent au calendrier global réaménagé tel que ficelé et déposé à la
CENI le 3 mars 2015 par les partis politiques de l‟opposition, la société civile, la diaspora, les
regroupements politiques et groupes parlementaires de l‟opposition.
«C‟est de cette manière, indique-t-il, que nous allons garantir l‟atterrissage en douceur du processus électoral en RDC et ceci dans l‟intérêt de la population congolaise qui lors des Trois Glorieuses de
janvier 2015 a manifesté son désir ardent de vivre une l‟alternance réelle et démocratique en RDC».
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